• Coucou tout le monde !

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    Après beaucoup, beaucoup, beaucoup, d’absences, je reviens pour partager une vidéo hommage aux attentats du vendredi 13 novembre 2015. Je ne donne pas mon avis comme je l'avais fait pour Charlie Hebdo, car il est le même que beaucoup d'autres: je suis horrifiée, je ne peux pas comprendre pourquoi cela a été fait.

    Je préfère diffuser un hommage, un espoir, afin que tous ensemble on se relève, qu'on s'épaule.

     

    Voila, beaucoup de courage à tous, aux familles des victimes, aux victimes, aux amis, au français, à tous.

    Pra y For Paris

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  • Ma chère famille           

     

             Ceci sera sûrement ma dernière lettre, mes derniers mots, car d’ici demain, à l’aube, on viendra me chercher, moi et d’autres, mes compagnons de misères, mes camarades vers l’Enfer, pour nous annoncer nos exécutions. Hier, c’est ceux de la cellule voisine qui y sont passés, c’est pour  ça que nous savons, que nous n’avons plus l’espoir d’échapper à cette mort toujours trop proche. Nous sommes les derniers, certainement pas morts de cette guerre qui n’a d’explicable que le nom, car rien ne peut expliquer cette barbarie, ni survivants car nos chances de vies normales où même survies on depuis longtemps étés détruites, réduites en cendres, massacrés. Non, derniers de cette fournée à pouvoirs leurs tenir tête.         

             Demain, lorsque l'on nous annoncera, comme à la gare, de cette voix monotone, que nous mourrons, certains éclaterons en sanglots, d’autres, dans une dernière prière, espéreront une aide inexistante. Parmi eux, il y aura nous ; George, David, Frederick, Angus, Daniel, d’autre de ma fratrie, et moi. Nous qui avons depuis longtemps cessé de pleurer, d’espérer, de croire en un quelconque Dieu qui jamais n’a empêché ces massacres, ni ne les empêchera. Peut-être est-il trop affairé pour s’occuper de cette guerre mondiale, sauver des vies innocentes comme tous ses jeunes engagés à la pelle ou forcés à combattre et morts sans même discerner un traître mot de ce qu’il pouvait se passer, sauver des familles qui se retrouveront sans rien, sauver un monde qui se désagrège si vite qu’on n’y comprends rien.  Merci, Dieu, je ne savais pas que la vie au paradis était si difficile. Nos derniers instants venus, nous ne croirons pas, n’espérerons pas, ne prierons pas. Nous nous sommes révoltés, battus contre les injustices et nous continuerons jusqu’à la fin. Nous ne fuirons pas.         

              Nous fusillerons nos bourreaux du regard comme ils le feront bientôt de leurs armes, nous abattrons leurs orgueils et leurs fiertés, nous les regarderons fixement, car ils restent comme nous des hommes, des fils, des frères, des neveux, des cousins, des oncles, des maris, des pères, des Hommes, nos égaux.          Peux nous importe de trouver de la haine dans leurs yeux, de la joie malsaine, ou de voir sur leurs arrogants faciès un rictus les faisant ressembles au Diable. Rien ne nous fera faiblir, rien ne peux plus le faire. Ils verront nos vies, ma vie, leurs vies. Une parmi d’autres qui reflétera la leur, pas si différente, et pourtant tout nous sépare. Je soutiendrais leurs regards.         

            Nous avancerons alors comme on nous l’a appris : en rangs serrés, bras le long du corps, le dos droit, le torse bombé, la tête haute. Sûrement nous crieront-ils dessus, nous frapperons, nous menaceront, mais peut nous importera : ici où là-bas, quelle différence ? Ils ne nous épargnerons pas. Alors nous arriverons, déjà plus morts que vifs, tués moralement au champ de bataille, massacrés en chemin, achevés en cellules, pour être finis dos à l’unique tranché qui nous servira à tous de tombe, face aux fusils pointés vers nous. Si, ne serait-ce que le temps de quelques secondes, ils ne tirent pas, nous entonnerons notre hymne, aux rythme de nos cœurs, la dernière chose qu’ils nous restent. Lorsque viendra la balle, je compte bien rester droit, debout face aux coups, le temps qu’il faudra pour qu’ils comprennent que nous vaincrons, notre pays vaincra, fort, fière, lui aussi restera debout.         

             Alors là, et seulement là, nous arrêterons de chanter, et nous tomberons, ayant accompli un acte bien plus important que ceux réalisé dans nos vies une arme en mains. Jamais ils ne feront plier nos volontés.           

               Je regrette de ne pouvoir vous accordez mes dernières pensées qui iront pour mes compagnons toujours libres, à défaut, je vous offre ma dernière lettre.           

     

    À Marie, à qui je confie la tâche de soutenir sa mère.

    À Henry, qui sera maintenant l’homme de la maison.                                                                                                                                                                                                                                                                  Andrea Liov

     

     


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    Alors c'est pas compliqué: tout ce qui me passera par la tête et qui pourrait être potentiellement intéressant sera ici ! smile

     

    Dernière lettre, Andrea Liov


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    Eularia, 7novembre 2014

     

    Raz,

     

       Trêve de banalité, tu sais très bien que je vais te parler de ma classe, et franchement je crois que ce n’est pas près de s'arrêter.

     

       Mme Irendelle prend chère, j’hésite toujours entre approuver et désapprouver les comportements de la classe. Je regrette d’en rire, mais dire que je les déteste serait mentir.

     

       Vendredi, 12h10, fin du cours de français comme tous les vendredis depuis que la direction a décidé de changer notre emploi du temps et de nous faire terminer à 13h05. Mr Rion sort de la salle et nous laisse, notre demi-groupe, en attente de la prof d’histoire et du reste de la classe. Chose suicidaire bien entendu, même si nous sommes en classe séparée.

     

       Qui a eu la bonne idée de faire toutes les conneries qu’ils ont faites, je ne sais pas, certainement plusieurs personnes, mais elles ont été faite. On nous a appris le brainstorming en technologie en 3ème, faut bien que cela serve un jour ou l’autre.

     

       Opération Déco, 5 minutes pour tout changer : les feutres du tableau, la brosse, la souris du pc, tout doit disparaître, débrancher le vidéo projecteur et l’ordi, fait, renverser les tables et les chaises, fait, déplacer le bureau, fait. Moi, entre rire et incompréhension,  j’ai cru que j’allais m’éclater la tête sur la table tellement j’étais…. pas surprise, j’ai presque pris l’habitude maintenant, pas choquée, ce n’était pas choquant, j’étais juste là, à regarder, regarder la classe être massacrer sans aucune raison, juste pour faire passer le temps, s’amuser, pour énerver, pour rien.

     

       Une fois le bordel fait et ne voyant toujours pas la prof venir, l’autre groupe étant arrivé assez tôt pour donner un coup de main à l’objectif massacre, ils décident d’un accord commun de tous partir, chose qui se décide assez rapidement, laissant la classe dans un état indescriptible. Il ne reste dans la pièce ravagée que Gabin et moi, avec chacun la même interrogation : on fait quoi ? Pas bien sûr de nous, nous commençons à ranger nos affaires, toujours hésitant quant à partir. Je finis de ranger ma trousse, Gabin à presque atteint la porte quand nous entendons criez et voyons revenir la classe comme un troupeau en hurlant « ELLE ARRIVE !!! ». Je re-déballe vite le stricte minimum à avoir sur ma table tandis que tous relèvent les tables renversés pour se rasseoir et faire comme si "riennecétaitpassétoutetdelafautedesautres" alors que la prof arrive, talons martelant le sol fermement et criant à s’en déchirer les cordes vocales « UNE minute ! Je suis en retard d’UNE minute et vous êtes déjà tous partis ! ». La colère irradiait de tous ses pores : sa voix, ses yeux, sa peau, son aura, tout est devenu menaçant. À l’inverse, les 32 autres gogols ricanent, heureux de leurs bêtises, même s’il est vrai que personnes ne peut s’empêcher un minuscule sourire, même moi. J’hésite entre contempler le ciel et attendre que le tsunami passe. Curiosité l’emporte et je ne rate rien : son énervement indescriptible en arrivant augmente crescendo à chaque microsecondes et chaque découvertes, la faisant passez en mode Super-Sayen II. Première étape : retrouver les feutres. À quatre pattes, au sol, en jupe et talon pour regarder si les fameux crayons ne sont pas en dessous d’un meuble ou d’une table. Elle fulmine pendant que les autres rigolent et que j’observe la scène. Même chose avec la brosse. Idem avec la souris. Rebrancher le pc n’as pas l’air d’être une activité qu’elle pratique régulièrement car elle n’a pas l’air de savoir rebrancher les fils multicolores où il faut, où peut-être est-ce dû à la rage qui l’aveugle ? Fort probable.

     

       Une fois debout, elle nous regarde fixement, son maquillage n’a pas coulé mais sa coiffure n’a pas eu la chance de s’en sortir aussi bien. Ses vêtements son mit n’importe comment, j’ai l’impression qu’elle est prête à nous tuer avec ses chaussures à talons. C’est un affrontement silencieux entre la classe et elle. Les « élèves » ne peuvent s’empêcher de sourire bêtement, certains suffoquent et essaye d’arrêter de rire, de se mordre la lèvre. Un peu comme moi quoi. Madame Irendelle lève la tête puis pointe du doigt le plafond :

                _ "Vous n’avez tout de même pas débranchez le vidéoprojecteur ! OH QUE NON !!! "

                Elle frappe le sol de ses talons, monte sur une chaise de laquelle elle a viré un élève et rebranche le vidéoprojecteur dont le fil à soigneusement été emmêlé avec les autres. Tout ça en jupe/talons. Elle redescend, part à son bureau, commence à chercher diverses feuilles, certainement pour un rapport, et hurle en nous voyant nous tordre de rire, car tous dans la salle essayent tant bien de mal de refouler ce rire qui menace d’exploser à chaque instant, des larmes déjà aux coins des yeux pour quelques uns :

                _ "Le premier qui rigole, je le fous à la porte ! "

     

    Elle était sérieuse pourtant. Cela n’a pas empêché Ange d’exploser, d’un rire fort, puissant, drôle, qui a résonné dans toute la salle, qui fit céder toutes les barrières, déclenchant l’hilarité de tout le monde, des larmes, des bavardages, rien de bien cohérent, juste un brouhaha de rire, qui nous fit marrer sans plus rien avoir à faire de tout.

     

       Le silence n’est pas revenu tout de suite, il n’est même jamais revenu, mais contre vents et marées la prof à décider de faire cour. Ce qu’elle n’avait pas prévu : la disparition de la télécommande du vidéoprojecteur.

     

       Comme à chaque fois, la sonnerie sonne, et tout le monde commence à sauter de sa chaise et s’élancer vers la porte. Madame Irendelle essaye de bloquer le passage, et toujours en hurlant, elle cracha :

                _ « Personne ne sort tant que je n’ai pas la télécommande ! »

                Pas de réponse, et tout le monde tente quand même de passer. Le coup de la télécommande, je n’étais pas au courant, comme beaucoup d’ailleurs, mais ça ne les empêche pas de rire, mais là ce n’est plus que notre classe que ça dérange, mais d’autres, et ça peut revenir à chère de devoir changer tout le matos.

                _ « Où est la télécommande !!! »

      Un « On sait pas » vite fait bien fait de certain, aucune réponse d’autres. Ce n’est pas moi qui vais pouvoir répondre. Ni les autres puisque personne n’écoute, personne ne veut rien dire. Tout le monde sort et passe en force.

     

       J’apprendrais plus tard que la télécommande avait été d’abord été lancée dans le couloir, puis emmenée dans les toilettes des filles par Ilhem, Imen et Jasmine pour y être jetée, puis emmenée dans les canalisations après que la chasse d’eau fut tirée. Donc à la question « Où est la télécommande » il n’avait pas menti : quelque part dans les canalisations, donc on ne sait pas.

     

     

     

    Raz, aujourd’hui, je sais que la pauvre prof en a prit plein la vue, mais je ne peux m’empêcher de rire. Je ne sais pas vraiment de quelle partie être, je sais que les profs ont raison, mais je ne peux m’empêcher de rire à leurs conneries sans pour autant les approuver. C’est un peu le bazar dans ma tête, je vais essayer de réfléchir à tout ça mais c’est compliqué. Mon quotidient est devenu vraiment étrange.

     

     

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  • Eularia, 16 octobre 2014

     

    Cher Raz

           

                Histoire de changer un peu, je vais te parler de ma classe. Leur comportement a évolué, enfin, si on peut parler d’évolution : est-ce-que passez du criez de veaux à celui du cochons et considéré comme une progression ? La classe c’est transformé en ferme, tous les sons animaliers sont reproduits. Alors quand la prof d’histoire a le dos tourné et qu’ils se mettent à faire des « béééhh » et des « meeuuh » et autres bruits que je n’étais pas censée entendre dans une salle de classe, je commence à m’inquiéter. Si je me mets deux seconde à la place de la prof, que j’entre en pensant faire un cour à des 2nde et que pendant que j’écris mon cour j’entends des « gens » hurler « coin-coin » et « bééééh », je pars dire au proviseur que je devais pas m’occuper d’un crèche !

    Afin de faire des bruits plus sophistiqués et proche de la réalité, les applications sur portables nous ont grandement apportées leurs aides. Il suffisait d’appuyer sur un bouton et tu avais à ta disposition tout un arsenal de bruits étranges sur commande. À part ma classe, qui trouve une réelle utilité à ce truc, sérieusement ? Certainement pas ma prof Mme Irendelle, furieuse. Pourtant à part avoir saccagé ses cours et tout fait pour qu’elle retombe en dépression depuis que les gens de ma classe avaient eu vent de ses tendances dépressives, je ne vois absolument pas pourquoi elle était en colère, absolument pas. Et aujourd’hui c’était encore pire : pas besoin de rouge aux joues, le sang lui montait naturellement à la tête et la ressemblance frappante avec un poisson rouge ne passait pas inaperçu. Était-ce dû au changement d’armes ? Ils avaient dû échanger les marrons qui se faisaient plus rares contre des avions et des boulettes en papiers. Le résultat était identique, voir pire car le stock était illimité, enfin quand ils prenaient des feuilles dans leur sac, il y avait donc très souvent des fournisseurs officiels. Peut-être aussi que le prof de français avait remarqué que Stephen avait gonflé sur place et envoyé un ballon de baudruche dans son cour et en avait parlé au C.P.E qui avait remonté l’info à notre professeure principale ? Faudrait-il encore qu’il l’ait remarqué. Il était aussi possible que des profs du lycée qui devaient faire cour se soient plaints parce qu’ils n’avaient pas pu faire ces cours à causes des cries dans les couloirs ? Le plus probable restait les trois réunies en même temps, parsemés par-ci par-là d’une pelleté de dizaine de punitions et exclusions. Par personne.

    On avait entendu Mme Irendelle arrivée de loin car elle avait toujours des talons de dix centimètres à ses pieds, plus ou moins sophistiqués et jolis pour certains, et d’autres assez particuliers et étranges. Elle avait débarquée dans ses vêtements de lutins, une jupe jean bleu, un colle roulé rouge, un gros collier avec un pendentif cerise, de même pour ses boucles d’oreilles, un serre-tête étrange et des collants noirs, et nous avait fait rentré en nous fusillant du regard. Moi elle ne me fit rien, étant l’intello attitré de la classe, j’étais devenu par le même occasion la bouée de sauvetage de l’équipe enseignante de cette dernière.

    Donc après avoir mis son visage façon poisson rouge, elle posa son sac sur son bureau, attendit le silence qui ne vint pas et hurla :

                _ Vous vous croyez où ?! Vous êtes au lycée bon dieu ! Comportez-vous comme des personnes responsables, pas comme des bébés ! Ça fait maintenant sept semaines que vous êtes là et j’en peu déjà plus ! J’en ai marre de vous ! Je ne vous supporte déjà plus !

    Déjà ! Il est vrai qu’ils ont touché le fond mais quand même ! Il reste encore une trentaine de semaine en notre compagnie, les premières vacances ne sont même pas encore arrivées et elle ne peut déjà plus nous supporter. La pauvre…..

     

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